Cluny Lecture : rencontre du 27 octobre 2019

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Avec les deux derniers romans présentés lors de la saison 2019 de Cluny-Lectures, nous vous invitons à deux excursions : l’une en Méditerranée, l’autre dans l’Est de la France. Le ton de Noyé Vif (cf. compte rendu de Renate Wolf) et de Passé inaperçu (cf. compte rendu de Wolfgang Liebert) est pessimiste. Ces deux romans nous invitent à réfléchir à des aspects négatifs du monde contemporain : les réfugiés, le chômage, la guerre ; et au-delà, au racisme, à la solidarité, au terrorisme, à la contrainte et à la liberté.

Notre prochaine rencontre sera consacrée à un bilan de nos dix romans sélectionnés et au choix du lauréat / de la lauréate le 11 novembre 2019. À bientôt donc pour vous faire part du résultat !

NOYÉ VIF, 2018, Johann Guillaud-Bachet, Calmann-Lévi, roman

Le narrateur, réfugié d‘origine syrienne, seul survivant de sa famille à la suite d’une tempête en mer, fait partie d’un groupe de jeunes en stage de voile en Méditerranée. Ses souvenirs écrasants l’accompagnent. Composé de femmes et d’hommes, le groupe est hétéroclite. Les opinions politiques divergent, certains sont racistes, d‘autres bienveillants à l’égard des réfugiés. Le narrateur se sent souvent observé par les autres, mal à l’aise.

Le mauvais temps s’annonce, ils ne peuvent pas échapper à la tempête. Alors que le bateau risque de couler, le moniteur disparaît par-dessus bord, l’un des membres de l’équipage se blesse et doit rester alité. Un signal de détresse est lancé et reçu par un patrouilleur de la marine nationale qui se trouve dans les parages. C’est alors que le voilier et le patrouilleur captent un nouveau message de détresse d’un bateau transportant 240 migrants. Le patrouilleur ne précise pas qui sera sauvé en priorité. En attendant, les frictions montent à bord du voilier et chacun montre le fond de son caractère, l’instinct de survie combat les idéaux. Finalement, les passagers du voilier sont secourus les premiers, puis les migrants survivants. Le narrateur décrit alors des scènes horribles qui lui rappellent sa propre expérience une trentaine d’années auparavant. À bord du patrouilleur, il est interrogé comme s’il était un terroriste, les stagiaires de voile règlent leurs comptes entre eux. De retour sur terre, il observe comment les familles, la presse entourent les rescapés français. Personne ne s‘occupe de lui, il se sent oublié du reste du monde.

Sur une trame de roman d’aventures maritimes, Noyé vif traite d’un thème politique et humanitaire actuel avec beaucoup de suspense. L’auteur esquisse les caractères des protagonistes assez véridiquement. Le ton du roman est authentique, le langage utilisé correspond à la langue parlée par de jeunes adultes, enrichi d’un vocabulaire technique de la voile surabondant.

PASSÉ INAPERÇU, 2018, Gabrielle Schaff, Seuil, roman

Gabrielle Schaff est née en 1982 à Nancy. Cinéaste documentaliste, elle a fait des études de littérature et de cinéma. Elle perçoit le monde d’abord dans sa dimension visuelle. À partir des images de sa mémoire, de photos minutieusement décortiquées, de petites histoires et de la grande Histoire, elle a construit son premier roman. En annexe du roman, elle précise : Ce roman intègre quelques extraits du texte d’Alfred Schaff, Chronique de famille et témoignage, écrit en 2004 et dédié à ses enfants et petits-enfants. Il commence ainsi : „Lorsque nous disparaîtrons, vous serez nos seuls témoins“.

En plus de la narratrice qui s’exprime à la première personne, les protagonistes du roman sont Fahd, un Lorrain d’origine algérienne, les grands-parents de la narratrice, Fred et Thérèse, surtout Fred, un Lorrain qui a participé à la seconde Guerre mondiale, en tant que „Malgré-nous“, c’est-à-dire incorporé de force dans l’armée allemande pour lutter sur le front russe.

La trame du récit : La narratrice et Fahd préparent le tournage d’un film consacré aux „chibanis“, les retraités maghrébins venus travailler en France dans les années 1960 et qui y sont restés. Fahd devait faire des repérages en Lorraine, il s’est soudain volatilisé.

Il ne réapparaîtra plus au cours du roman. Désormais la narratrice double la préparation du tournage par la recherche de Fahd dans l’Est désindustrialisé de la France. Ce faisant elle réveille l’histoire de ses propres grands-parents dont les parents étaient nés allemands (1871-1918), eux étaient nés français après 1918. Un jour, la narratrice est convoquée par une juge au Palais de Justice pour donner des détails sur Fahd. Il est recherché – comme témoin ou comme coupable ? – dans une affaire.

Par le truchement du montage cinématographique, l’auteure montre comment des faits historiques peuvent apparaître ou disparaître. Comme un technicien du cinéma qui est l’intermédiaire entre deux mondes, le réel et le fictif, qui voit tout mais qu’on ne voit pas, Gabrielle Schaff questionne dans son roman la vérité, les faits, le rôle de Fahd, celui des Malgré-nous. La dernière phrase du roman précise avec lucidité : « J’ai des images, mais pas d’histoire. » C’est aussi l’impression que ce premier roman laisse au lecteur.

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PRIX CLUNY FEIER 2019

EINLADUNG PRIX CLUNY FEIER 2019DFG Cluny e.V. Hamburg
PRIX CLUNY 2019

Samstag, 9. November 2019   ·  17.00 Uhr
im Rolf-Liebermann-Studio
Oberstraße 120, 20149 Hamburg

 

Programm

Musikalische Einleitung: Mittelstufenchor des Luisen-Gymnasiums, Leitung Frauke Freia Kampe

Begrüßung: Ulrike Dotzer, Leiterin der Abteilung ARTE im NDR

Begrüßung: Irène Drexel-Andrieu, Vorsitzende der DFG Cluny e.V. Hamburg

Musikalisches Zwischenspiel: Duo Dopico
Clara Schumann: Andante molto & Allegretto aus den „drei Romanzen für Violine und Klavier Op.22“

Grußwort: Dr. Andreas Dressel, Senator und Präses der Finanzbehörde

Musikalisches Zwischenspiel: Duo Dopico
Gabriel Fauré: Après un rêve Op.7, Nr.1

Grußwort: Laurent Toulouse, Generalkonsul der Französischen Republik in Hamburg

Musikalisches Zwischenspiel: Duo Dopico
Maurice Ravel: Blues, aus der „Sonate für Violine und Klavier Nr.2, M.77, 2.Satz“

Christine Heusinger, Fachreferentin Französisch, Behörde für Schule und Berufsbildung:

Präsentation der Preisträger*innen und Übergabe des Prix Cluny 2019

Video: Bericht Hamburg Journal

Barbara Barberon, Intendantin von Arabesques:
Ehrung von Merwane Labaroui und Jasper Hölscher

Musikalischer Ausklang: Mittelstufenchor des Luisen-Gymnasiums, Leitung Frauke Freia Kampe

Empfang

Buffet: Kochlust & Comité d’Activités der DFG Cluny

Anmeldung per Mail oder Telefon bis spätestens Mittwoch, den 6. November 2019 in der Cluny-Geschäftsstelle

logo arte

NDR_Logo

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Cluny – Weihnachtsfeier 2019

Adventsbrunch-CLUNY-2019Restaurant T.R.U.D.E.

Maurienstraße 13-15, 22305 Hamburg
(beim Museum der Arbeit, U-S Bahn Barmbek)

Sonntag den 1. Dezember 2019,
11 bis 14 Uhr im Kaminzimmer

 

 

 

Büffet

Schinken- und Wurstaufschnitt
Käseaufschnitt mit Trauben
Weichkäse-Auswahl
Tomaten-Mozzarella

Antipasti
Geräucherte Makrelenfilets
Mett, Speck, Würstchen, Baked-Beans
Überbackener Auflauf

Rauchlachsröllchen mit Gurke, Meerrettichschmand und Honig- Senf- Dillsauce

Rosa gebratenes Rindfleisch aus dem Rücken „kalt“ mit Remouladensauce

Kartoffelgratin mit Käse überbacken

Hirschgulasch mit Waldpilzen, kleine Kartoffeln und Holunderrotkohl

Gebratenes Fischfilet auf Linsen-Sellerie-Gemüse in Rieslingsauce

Kleine Dessertauswahl z.B. Zimtmousse

Eierstation (frisch zubereitet): Rührei mit Kräutern, Spiegelei, gekochte Eier

Waffelstation zum Selberbacken
Cerealien, frische Milch, Fruchtquark
Nutella, Honig, Auswahl an Konfitüren
Brot- und Brötchenauswahl, Butter


In der Pauschale von 35,- € sind das Frühstück-Lunchbuffet, einen Begrüßungssekt, Kaffee, Tee und Wasser sowie ein Trinkgeld enthalten.
Weitere Getränke auf eigene Rechnung.


Anmeldung in der Geschäftsstelle und Überweisung spätestens bis 15. November

IBAN: DE19 2008 0000 0913 6915 00. BIC: GENODEFF200.
Stichwort: ‘Weihnachtsfeier 2019’

 

 

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Ein Abend für Marie Curie

Ein Abend für Marie CurieInstitut Français Hambourg
Heimhuder Straße 55, 20148 Hamburg

Donnerstag, den 5. Dezember 2019 um 19 Uhr

Um studieren zu können, verließ sie 1891 Warschau und schrieb sich in Paris an der Sorbonne ein. Gemeinsam mit ihrem Ehemann entdeckte Marie Curie die Radioaktivität. Inzwischen verwitwet, erhielt sie für ihre Forschungen einen zweiten Nobelpreis. Trotz ihrer Nobelpreiswürden nahm die Französische Akademie der Wissenschaftlerin Marie Curie, die erste Professorin der Sorbonne, nie in ihre Reihen auf. 

Die Deutsch-Französische Gesellschaft Cluny, die Deutsch-Polnische Gesellschaft und das Institut Français Hambourg laden ein zu einem Abend, in dessen Mittelpunkt diese außerordentliche Frau und Wissenschaftlerin steht.

Zu Gast ist die Regisseurin und Autorin Marie Noëlle. In ihrem Film „Marie Curie“, der 2016 ins Kino kam, erzählt die Filmemacherin die Jahre 1903 bis 1911 im Leben der weltberühmten Physikerin und Mathematikerin.

Der Film wird in Ausschnitten gezeigt. Im Gespräch mit Cluny-Mitglied Ulrike Dotzer schildert Marie Noëlle, wie sie sich Marie Curie annäherte.


Verre de l’amitié im Anschluss

Eintritt frei, um Spenden wird gebeten.

Wir bitten um Anmeldung per Mail oder Telefon
bis spätestens Mittwoch, den 30. November 2019 in der Cluny-Geschäftsstelle

logos INSTITUT FRANÇAIS + Deutsch-Polnische Gesellschaft Hamburg e.V.

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Alexander von Humboldt in Paris – Bericht der Veranstaltung

David Blankenstein - Alexander von Humboldt in ParisDie Besucher unserer Matinée haben es nicht bereut, an diesem sonnigen Sonntag ins Warburg-Haus gekommen zu sein, um über eine Stunde dem Vortrag des jungen Doktoranden David Blankenstein (TU Berlin) zu folgen. Er erwies sich in jeder Hinsicht als ausgewiesener Kenner der Materie und konnte die Fülle seiner Kenntnisse in freier Rede strukturiert und anschaulich vermitteln.

Dabei ging er chronologisch die wichtigsten Etappen Alexander von Humboldts in Paris durch, der damaligen Welthauptstadt der Wissenschaft und Bildung, und veranschaulichte die Aktivitäten des deutschen Wissenschaftlers mit zahlreichen historischen Dokumenten, wie z.B. Bilder, Grafiken und Fotos.

Alexander von Humboldt in Paris

Die berühmte Tafel «Géographie des plantes équinoxiales»
(Geographie der Pflanzen in den Tropen-Ländern)

Etwa ein Drittel seines Lebens verbrachte Alexander von Humboldt in Paris, wo er zusammen mit vielen französischen Gelehrten seine Leidenschaft für seine naturwissenschaftlichen Studien ausleben konnte und sich nicht nur in den Salons und im „Institut de France“ ein großes Ansehen erwarb. In seinem Denken folgte er früh den Idealen der Aufklärung und der französischen Revolution und wurde überall zu einem Streiter für die Menschenrechte. Napoléon sah in ihm einen Spion für Preußen, aber beneidete ihn zugleich für seine Popularität und den Erfolg seiner Veröffentlichungen.

Vortrag Alexander von Humboldt in Paris

Beim «Verre de l’amitié»

Auch ein informierter Zuhörer erfuhr vom Referenten zahlreiche neue Aspekte über die Persönlichkeit Alexander von Humboldts, dessen 250. Geburtstag in diesen Tagen mit einer Reihe von Ausstellungen gefeiert wird.

Nach diesem fesselnden Vortrag wünschten sich viele Matinée-Teilnehmer die kommende Ausstellung „Wilhelm und Alexander von Humboldt“ im Historischen Museum Berlin zu besuchen, die von Herrn David Blankenstein mitkuratiert worden ist.

 

Und bitte als Guide Herrn Blankenstein!

Karl Drexel

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Reisebericht Zarrentin-Schwerin, 12.-14.9.2019

Vom 12. bis zum 14.9.2019 fuhren 29 glückliche Teilnehmer (die „jüngste“ mit 92 auch eine der fröhlichsten!) zur Entdeckung von regionaler Kultur und kultureller Konfrontation Frankreich-Deutschland nach Mecklenburg. Diese Reise, vom Damenkreis und vor allem Brigitte Volkhausen mit tatkräftiger Hilfe von Helena Paetow-Stiegen hervorragend vorbereitet, war in allen Hinsichten ein toller Erfolg: Viel Kultur, fünf bereichernde Führungen, vier genüssliche Mahlzeiten mit Kostbarkeiten aus der Gegend, dabei eine allgemein sehr entspannte Stimmung mit guten Gesprächen… Und schließlich, auch das Wetter spielte sehr schön mit, es regnete nur am Vormittag, wo wir im Museum waren!

Zarrentin, in der Kirche St. Peter und St. Paul

Zarrentin, in der Kirche St. Peter und St. Paul

Zarrentin bot gleich unübliche Entdeckungen in der Kirche St. Peter und St. Paul, ehemalige Klosterkirche. Hier einige Beispiele davon: Barockaltar von 1733 mit einem segnendem Christus am Kreuz; Thema „Kain und Abel“ als Wandmalerei des 14. Jh. dahinter; die wohl früheste Kanzel in Norddeutschland (aus der Lübecker Marienkirche); noch die Inschriften seitlich der Bänke mit Orts- bzw. Berufsnamen wie „Lehrer“ oder „Küsterei“…

Teufel am See von Zarrentin

Teufel am See von Zarrentin

Genauso weiter ging es in Schwerin, schon mit Stadtrundfahrt in der Mini-Bahn, dem „Petermännchen“. Am zweiten Tag hörten wir vom Kurator des Staatlichen Museums über die Rolle vom in seiner Zeit anerkannten Fachmann Vivant Denon in der Zeit des napoleonischen Kunstraubes auch in Schwerin – er war hier überrascht, so viel guter Qualität gefunden zu haben. Dort entdeckten auch wir wunderbare Schätze der Malerei, besonders des 17. Jh. (viel aus Holland, auch von Oudry aus Frankreich); ebenso der neuen Zeit, etwa mit der Ausstellung über die Beeinflussung der Schule von Barbizon auf den mecklenburgischen Impressionisten Carl Malchin (1838-1923), den wohl keiner in der Gruppe vorher kannten.

Clara, Rhinocéros von Jean-Baptiste Oudry im Staatlichen Museum Schwerin

Clara, Rhinocéros von Jean-Baptiste Oudry im Staatlichen Museum Schwerin

Ein weiterer Höhepunkt war natürlich der Besuch vom historischen Schweriner Schloss à la Chambord; sicher beeindruckend für alle war der Spaziergang durch die vielen Säle – auf jeden Fall für die zweite Gruppe mit der 82jährigen Führerin, die uns noch, voll in Form, auch den Außenbereich ums Schloss genauso spannend erklärte.

Und wunderbar bei herrlichem Wetter war zuletzt die Bootsfahrt ums Schloss herum und auf drei der vielen Mecklenburger Seen. Das Ganze wurde schließlich in der ehemals großherzoglichen Hof-Dampfwäscherei durch ein sehr leckeres Festessen richtig gekrönt. Danke an die Organisatorinnen des „Damenkreises“, Danke an die Deutsch-Französischen-Gesellschaft Cluny!

Auf zum Schloss!

Auf zum Schloss!

Bon appétit! (Abschiedsessen)

Bon appétit! (Abschiedsessen)

Brigitte Volkhausen mit Hubert Depenbusch und Helena Paetow-Stiegen

Brigitte Volkhausen mit Hubert Depenbusch und Helena Paetow-Stiegen

………..schreibt die Französin Christine Behrens, 25.9.2019

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Klaus Nilius: Remords éternels

in « Ossietzky », Zweiwochenschrift für Politik, Kultur, Wirtschaft
Berlin; 21. September 2019 (Heft 18/2019)

Es war eine fast alttestamentarische Klage, es waren prophetische Worte, die Abbé André Payon, Pfarrer der Gemeinden La-Celle-Saint-Avant, Draché und Maillé, 1944/45 als Augenzeuge des Massakers niederschrieb, seinen existentiellen Schrecken mit Worten bändigend:

„Der kleine Marktflecken Maillé, das sind Ruinen, unerklärliche Ruinen.

Sie werden nicht für immer traurig in den verhangenen Novemberhimmel ragen, die Menschen werden das Dorf wiederaufbauen.

Aber der Friedhof dort oben im Westen, am Abhang des Hügels gelegen, der sich hinter dem Ruinenfeld erhebt, wird für alle Zeiten Zeugnis ablegen für die Barbarei der Deutschen. Er wird wieder und wieder von dem Drama des 25. August 1944 künden, als 124 Franzosen, wie bei einer Treibjagd umstellt, in einem entsetzlichen Blutbad umkamen, als 52 von 60 Wohnhäusern, in denen vielfach Leichen lagen, wie Fackeln brannten, als zu den Schrecken des Mords und der Feuersbrunst die Beschießung durch ein Geschütz hinzukam.“ („Maillé – Martyrium eines Dorfes“, zitiert nach der Übersetzung von Ingo Fellrath, Tours 2008).

Heute, 75 Jahre nach dem Verbrechen, ist Maillé wiederaufgebaut. Und der Friedhof des südlich von Paris nahe Tours und der regionalen Hauptstadt Orléans im Departement Indre-et-Loire gelegenen Dorfes gibt immer noch Zeugnis von deutscher Schande: Waffen-SS oder auch Wehrmachtseinheiten, Überlebende berichteten von „sehr jungen Männern“, hatten hier die 124 Menschen im Alter von drei Monaten bis 89 Jahren umgebracht. Blindwütig, wie im Blutrausch. Umstände und sogenannte Gründe sind bis heute ungeklärt oder umstritten. Abbé Payon legt Vergeltung nahe, eventuell für Taten, an denen niemand aus dem bäuerlichen Ort beteiligt war: Partisanen sollen am Vorabend in der Nähe einem deutschen Auto aufgelauert haben. Das Dorf musste es büßen.

Das Symbol für derartige Kriegsverbrechen in Frankreich ist aber Oradour sur Glane, und so kam es, dass Maillé fast vergessen wurde und bis heute unter zu geringer Achtung der eigenen Tragödie im eigenen Land und im Land der Täter leidet. Nicht der Sozialist François Mitterrand, sondern der Konservative Nicolas Sarkozy war der erste französische Staatspräsident, der des Massakers gedachte, nach 64 Jahren. Am 25. August 2008 weihte er eine kleine Gedenkstätte ein und sprach von einem „moralischen Fehler“, den Frankreich begangen habe, „indem es gegenüber dem Schmerz der Überlebenden teilnahmslos blieb“.

Ein wesentlicher Grund für die verdrängte Erinnerung in Frankreich ist auch der Zeitpunkt des Massakers. An eben diesem 25. August 1944 wurde Paris von dem deutschen Kommandanten Dietrich von Choltitz an die Résistance und das französische Militär übergeben. Auf dem Eiffelturm und dem Arc de Triomphe wehte wieder die Trikolore. Einen Tag später inszenierte sich der aus Algerien nach Frankreich zurückgekehrte spätere Regierungschef de Gaulle mit einer Siegesparade über die Avenue des Champs-Élysées als Befreier. Paris, ganz Frankreich feierte. Der landesweite Jubel über die Befreiung der Hauptstadt überflutete die Trauer in der Provinz.

Und in der Bundesrepublik Deutschland? 2008 hat sich Oberstaatsanwalt Ulrich Maaß, damals 62 Jahre alt, des Falls angenommen. Er leitete in Dortmund die „Schwerpunktstaatsanwaltschaft für NS-Verbrechen“. Zusammen mit zwei Kriminalisten reiste er nach Maillé, „zwecks in Augenschein- und Beweisaufnahme“, und „füllte die historische Leere schon einmal mit seiner persönlichen Demut“ (Der Tagesspiegel, 11. August 2008). Zu einer Anklage kam es nicht. Der Leutnant der Reserve Gustav Schlüter, der den Befehl erteilt haben soll, war zwar 1952 wegen Beihilfe zum Mord in Abwesenheit zum Tode verurteilt worden, durfte aber weiter unbehelligt in Hamburg leben, wo er 1965 starb.

Im Gespräch mit dem „Tagesspiegel“ zog Maaß eine bittere Bilanz: „Und dann…gibt es noch eine Besonderheit der NS-Täter. Anders als andere Kriminelle begehen die meisten in der Bundesrepublik nie wieder ein Gewaltdelikt. Nie wieder geben sie Anlass, ihre Vergangenheit zu überprüfen. Eigentlich ist es ja unser gesellschaftliches Ziel, Kriminelle wieder zu resozialisieren. Aber genau das ist hier das Problem. Es ist hervorragend gelungen.“ Und die „sehr jungen Männer“ mit den Gewehren sind inzwischen sehr alte Männer, wenn sie überhaupt den Krieg überlebt haben.

25. August 2019. Aus Deutschland ist erstmals eine kleine Delegation zu der Gedenkfeier angereist, auf Einladung von Bernard Eliaume, dem Bürgermeister von Maillé, der auch 2008 den deutschen Oberstaatsanwalt empfangen und der das Vorwort zu der Broschüre des Abbé Payon geschrieben hat: Mitglieder des Vereins Gegen das Vergessen – Für Demokratie, der Internationalen katholischen Friedensbewegung pax christi und der Deutsch-Französischen Gesellschaft Cluny Hamburg. Sie legten Blumen nieder. Auch ein Vertreter der deutschen Botschaft war gekommen.

Am Tag nach der Gedenkfeier mit Reden, Kirchgang und der Totenklage mit dem Verlesen der Namen aller 124 Opfer sprachen Mitglieder der Delegation mit „Zeitzeugen“, mit Menschen um die 80 Jahre also, die als Kinder überlebt hatten, damals zwischen zwei und zehn Jahren alt, sowie mit Angehörigen aus der nächsten Generation: tränenreich, berührend, emotional fordernd, in großer Herzlichkeit. Nicht wenige der Französinnen und Franzosen hatten noch nie gegenüber Deutschen von ihren Erlebnissen und Erinnerungen gesprochen. Und bisher auch keine offizielle deutsche Delegation mit ihnen.

Die beiden Teilnehmer aus Hamburg, sie emeritierte Historikerin, er pensionierter Richter, legten einen Kranz nieder. Auf der Schleife stand, in Französisch und Deutsch:

A.F.A.                                                              Deutsch-Französische Gesellschaft
Cluny de Hambourg                                     Cluny Hamburg
fondée en 1947                                              1947 gegründet

Remords éternels                                          Ewige Scham

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Völkermord in Ruanda 1994

Völkermord in Ruanda 1994Dafroza und Alain Gauthier berichten über die umstrittene Strafverfolgung in Frankreich
Warburg-Haus Heilwigstraße 116, 20249 Hamburg
Donnerstag, 31. Oktober 2019 um 19 Uhr

Das ruandisch-französische Ehepaar Dafroza und Alain Gauthier lebt in Reims. Dafrozas Familie wurde während des Völkermordes an den ruandischen Tutsi im Jahre 1994 nahezu vollständig ausgelöscht. Viele der Beteiligung an dem Völkermord verdächtigte Ruander und Ruanderinnen haben in Frankreich Zuflucht gefunden. Frankreich lehnt eine Auslieferung dieser Völkermordverdächtigen nach Ruanda ab, die Strafverfolgung verläuft schleppend.
Dafroza und Alain Gauthier haben im Jahre 2001 das «Collectif des parties civiles rwandais – CPCR» (www.collectifpartiescivilesrwanda.fr ) gegründet, um eine konsequente Strafverfolgung der in Frankreich lebenden Verdächtigten durchzusetzen… Einladung herunterladen

Die Veranstaltung ist zweisprachig.

  • Verre de l’amitié im Anschluss
  • Eintritt frei, um Spenden wird gebeten
  • Wir bitten um Anmeldung per Mail oder Telefon bis spätestens Mittwoch, 27. Oktober 2019 in der Cluny-Geschäftsstelle
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PRIX CLUNY 2019

Das Formular und dieLeitlinien zur Nominierung für den Prix Cluny 2019 können Sie HIER herunterladen!

Leitlinien für die Vergabe des Prix CLUNY:

  1. Ziele

Mit der Vergabe des Prix CLUNY sollen herausragende Leistungen von Schülerinnen und Schülern Hamburger Schulen im Fach Französisch ausgezeichnet werden. Der Prix CLUNY soll darüber hinaus anregen, sich mit dem Nachbarland Frankreich im Kontext der Entwicklung Europas intensiv zu beschäftigen.

  1. Nominierungsverfahren

Hamburger Schulen können der Deutsch-Französischen Gesellschaft CLUNY bis zu 3 Schülerinnen und Schüler des jeweiligen Abiturjahrganges für den Prix CLUNY vorschlagen. Die Schülerinnen und Schüler sollen

    • sehr gut Französisch sprechen,
    • in Französisch überdurchschnittliche schriftliche Leistungen in einer Prüfung (Abitur in einem Grund- oder Leistungskurs, ABIBAC, DELF) erzielt haben,
    • an deutsch-französischen Begegnungsprojekten aktiv teilgenommen haben,
    • sich im schulischen oder außerschulischen Rahmen für deutsch-französische und/oder europäische Projekte in besonderer Weise engagiert haben.

Die Nominierung erfolgt im Einvernehmen mit den jeweiligen Schülerinnen und Schülern und stellt die Schülerleistungen in einem Gutachten von maximal zwei Seiten umfassend dar.

  1. Beirat

Über die Vergabe des Prix CLUNY entscheidet ein dreiköpfiger Beirat aus Vertretern der Behörde für Schule und Berufsbildung, der Universität Hamburg und des Institut Français de Hambourg. Die Mitglieder des Beirates werden vom Vorstand der Deutsch-Französischen Gesellschaft CLUNY berufen.

  1. Inhalt

Der Prix CLUNY ist ein gestaffelter Geldpreis für drei Hamburger Schülerinnen und Schüler.

  1. Übergabe

Der Prix CLUNY wird jährlich im November, erstmalig zum 60. Jubiläum der Deutsch-Französischen Gesellschaft CLUNY am 27. 11. 2007, im Rahmen einer Feierstunde übergeben.

  1. Perspektiven

Die Deutsch-Französischen Gesellschaft CLUNY möchte die Auszeichnungen auch auf andere Personen und Institutionen ausweiten, z. B. französische Schülerinnen und Schüler, die sich im Sinne der Zielsetzung des Prix CLUNY eingesetzt haben.

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Cluny Lecture : rencontre du 16 juillet 2019

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Les deux romans examinés le 16 juillet 2019 nous ont conduits au Sénégal et en Roumanie. Helmut Meise nous a guidés de Dakar à Paris à l’époque contemporaine, Irène Drexel-Andrieu de Bucarest à Tel Aviv pendant et après la deuxième Guerre mondiale.

La prochaine rencontre aura lieu le 27 août 2019, 15 heures, à l’hôtel Steigenberger. Renate Wolf nous présentera Noyé vif de Johann Guillaud-Bahet, et Wolfgang Liebert Passé inaperçu de Gabrielle Schaff.

RUE DU TRIOMPHE, 2018, Dov Hoenig, Laffont, roman

Bernard, un jeune Juif roumain né en 1932, quitte son pays en 1947 pour aller construire l´État hébreu en travaillant dans un kibboutz. À la première personne, il raconte son enfance dans un quartier pauvre de Bucarest, sa scolarité et son engagement dans des organisations juives. Le roman se termine par le récit du voyage de Bucarest à Tel-Aviv, long et pénible, car la déclaration de guerre des Alliés contre la Roumanie occupée par les Allemands fait des Roumains des ennemis. Pour empêcher les émigrants d’accoster en Palestine, les Britanniques les emprisonnent à Chypre.

Bernard a les mêmes problèmes que les adolescents de son âge : la concurrence avec son frère aîné, la découverte de la sexualité, la perte du respect de l’autorité paternelle. Mais à cause de son identité de juif, il se trouve confronté à bien d’autres difficultés. En Roumanie, l’antisémitisme s’annonce entre les deux guerres mondiales et le narrateur, féru d’histoire et lecteur assidu de journaux, relate avec précision les différents événements historiques qui secouent le pays. Ayant retrouvé son indépendance en 1918, la Roumanie est souveraine jusqu’à ce que les Allemands, puis les Russes soviétiques, dirigent le pays. L’auteur introduit un kaléidoscope de personnages dont les destinées illustrent les retombées des décisions politiques sur la vie précaire des juifs. Pour ce faire, Dov Hoenig, âgé de 86 ans, chef monteur de son métier, construit le récit par flash, par souvenirs : le roman est « monté » comme un film.

Ce roman, en partie autobiographique, est très intéressant pour tout(e) lectrice/lecteur d’Europe occidentale qui ne connaît pas l’histoire roumaine. Le personnage principal est attachant et on aimerait bien connaître la suite de sa vie, mais dans un récit plus concis !

JE SUIS QUELQU’UN, 2018, Aminata Aidara, Robert Laffont, roman

Aminata Aidara nous introduit dans la vie d’une famille sénégalaise. Deux femmes nous racontent, chacune à la première personne, ce qui les occupe le plus dans le contexte de leur entourage. L’une est Penda, la mère, mariée très jeune contre sa volonté, qui aura plus tard son cinquième enfant avec son amant, un expert d’origine algérienne. L’autre est Estelle, la plus jeune fille de Penda et de son mari sénégalais. Le roman est cependant polyphonique. En plus des deux personnages principaux faisant office de narratrices, d’autres auteurs de lettres et de longs courriels prennent la parole, laissant au lecteur la tâche de composer une suite d’événements cohérents.

Estelle nous entretient de sa vie de jeune fille intelligente mais instable, de la découverte progressive de sa personnalité. La formule répétée en début de paragraphes « Je suis quelqu’un qui … » lui permet de se définir en toute franchise et de décider, autour de son vingt-sixième anniversaire, de « mettre de l’ordre dans sa vie ».

Penda nous ouvre son journal intime, couvrant seulement une courte période récente mais reprenant et résumant plus ou moins sa vie. Répudiée par la riche famille de son mari à cause de l’enfant né hors mariage, elle s’est installée avec trois de ses filles à Paris. Le sort de son dernier enfant reste énigmatique. Au début de la cinquantaine, Penda se présente comme une femme consciente d’elle-même, fière des filles qu’elle a éduquées seule malgré une vie matériellement modeste comme femme de ménage dans un lycée parisien. Il lui reste à régler son rapport avec son ancien amant qui s’est avéré un égoïste exemplaire mais à qui elle offre une dernière chance.

En campant une famille évoluant sur deux continents, ce roman aborde des phénomènes typiques de notre époque : l’émancipation des femmes, embryonnaire au Sénégal mais en plein essor en Europe grâce à des femmes courageuses et conscientes ; l’indépendance culturelle limitée du Sénégal qui semble toujours recevoir ses directives de Paris ; le racisme de certains milieux contre les personnes de couleur ou les métis.

Aminata Aidara est sénégalo-italienne. Elle a déjà publié des textes courts dans sa langue maternelle, l’italien, et en français. Je suis quelqu’un est son premier roman.

 

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